Malgré 4 ans de jeux Parelli, de jeux à l'aide de la méthode mise au point par La Cense, la Poupoute restait une jument extrêment peureuse et il m'était impossible de la sortir de la maison seule, à pied ou sous la selle. Elle était prise de peurs paniques, qui me mettaient dans un état de stress peur épouvantable, résultat le mieux était de faire demi tour !
J'ai donc commencé à m'interroger sur d'autres points de vue, notamment celui de
Véronique de Saint Vaulry, dont je vous ai déjà parlé en ce qui concerne la
communication et à l'aide de ses livres, j'ai commencé à travailler sur la peur du cheval.
Contrairement aux méthodes américaines, on prend en compte de la
peur du cheval dans ses réactions, l'usage de la voix est très important et la liberté d'encolure vitale !
Tout en continuant les jeux à pieds, j'ai commencé à sortir la poupoute toute seule et attentive au moindre signe d'alerte j'arrêtais de solliciter, je relachais toutes mes aides et je restais là a attendre un signe de relachement ou je revenais en arrière si la situation était critique.
Les signes d'alerte : tête pointée, oreilles en avant et fixes, encolure haute et fixe.
Les signes de relachement : l'encolure s'abaisse, le cheval flaire ce qui lui fait peur, les oreilles redeviennent mobiles.
Bien sûr j'aurais pu recourir à un enrênement plus fort, mettre des éperons et "forcer" la jument à passer mais ça aurait été remettre de la vapeur dans la cocotte minute et courir le risque de la voir un jour se jetter dans les barbelés (comme elle l'a déjà fait) avec moi sur son dos. Non non non j'aime l'équitation mais risquer ma vie inutilement non merci. Eh oui, nombre de ruades, d'écarts, de sauts de mouton et autres acrobaties ne sont dues qu'à la peur, dont mère nature a doté le cheval, c'est son lot quotidien et au lieu de le punir pour ces manifestations, en l'aidant à désarmorcer les mécanismes de la frayeur, nous le rendons confiant et bienveillant.
Aussi, j'ai travaillé avec elle durant plusieurs semaines, le but l'amener à passer dans le calme, au pas rênes longues dans un petit chemin bordé de haies (pour une claustophobe rien de pire), précédé d'un virage à 90° très inquiétant puisqu'on ne voit pas ce qu'il y a derrière. J'ai passé parfois jusqu'à 20 minutes dans ce fameux virage à ne surtout rien faire, rênes longues, en attendant un infime signe de relaxation, puis un jour ma patience a payé, le virage, le chemin, rênes longues, à cru, une jument encolure basse, marchant tranquillement au pas, vous n'imaginez pas ma joie, mon sentiment d'un travail bien accompli tout en ayant respecté mon cheval en prenant en compte ses peurs, imaginaires ou non.
Tout ceci j'ai pu le réaliser grâce en partie à ce livre :
quand le cheval a peur 
et à son auteur Véronique de Saint Vaulry.