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Aujourd'hui cela fait 2 ans que je n'ai pas approché une cigarette de ma bouche, que je n'ai pas aspiré les volutes de fumée.
Je ne reparlerais pas de la 1ere année parce que j'en ai suffisamment débattu avec mes amis du forum d'Atoute.
2 ans, elle est si loin cette dernière clope et si proche à la fois. On se dit qu'au bout de 2 ans on a perdu le goût, le geste et le réflexe de fumer, c'est un peu vrai. Mais le doute subsiste encore, et les questions fusent dès que l'équilibre de notre vie vascille un peu : "Pourquoi je m'empêche de fumer alors que dans cette situation cela me procure du bien être ?", "remplacer une addiction à la clope par une addiction à des gommes c'est nul nan ?" "on a qu'une vie alors pourquoi je compliquerais la mienne hein ?", ce sont les mêmes questions qu'au début de la défume, toujours les mêmes qui reviennent MAIS
en 2 ans, la petite digue psychologique que l'on construit face à la clope, est devenue plus solide, fini les pertes de contrôle, fini les actes irréfléchis qui nous font replonger, le temps consolide et lorsqu'un doute nous assailit, les réponses qu'on ne trouvaient pas avant viennent d'elles mêmes "que m'apporterais de fumer dans cette situation ? rien sinon un sentiment d'échec décuplé", " Je consommais 25 cigarettes par jour, aujourd'hui je mâche des gommes, ma santé s'est nettement améliorée" "je n'ai qu'une vie et je veux la préserver et non en précipiter la fin"
Et puis il y a ces petites pilules qui rendent la vie plus belle qu'on a dû accepter de prendre tant la séparation était difficile à accepter, deux ans après on est assez fort pour s'en séparer....
ça parait évident écrit comme ça, mais c'est un véritable cheminement qui se fait en nous et qui nous pousse toujours un peu plus loin d'elle : la cigarette.